Titre : Peter Pan dans les jardins de Kensington
Auteur : James Matthew Barrie
Illustrateur : Arthur Rackham
Nationalité : Anglaise
Date de parution : VO : 1906 VF : 23/09/10
Genre : conte pour adulte/enfant

                     COUP DE COEUR 







Mon avis :

Ce livre est en fait un extrait du roman "le Petit Oiseau Blanc" et regroupe tous les chapitres liés à Peter Pan en plus de celui présentant les fameux jardins.

Cette découpe avait été proposée par l'auteur lui-même suite au grand succès de la pièce.
J'ai lu ce livre tout d'abord parce que je n'ai pas encore réussi à trouver le Petit Oiseau Blanc et ensuite parce qu'en l'ouvrant je suis tombé sous le charme des illustrations de Arthur Rackham.

Pour le texte :
Je ne connaissais que vaguement l'histoire de ce premier Peter Pan, petit enfant de 7 jours qui n'a pas voulu renoncer à être un oiseau mais qui le regrettera plus tard
Précision : dans la « mythologie » de Barrie, les enfants sont d'abord des oiseaux ( d'ailleurs le langage des bébés est une tentative de reproduire avec leurs cordes vocales humaines le langage des oiseaux qu'ils parlaient ) et au cours des premiers jours ils tentent toujours de s'échapper pour voler à nouveau : d'où la mortalité des nourissons 
On a bien du mal à reconnaitre en lui le jeune garçon volant vêtu de vert.

Le premier chapitre présente donc les Jardins avant l'Heure de la Fermeture, on y découvre le bassin rond, les promenades et les jeux des enfants. Barrie nous fait visiter le parc en même temps que le jeune David ( qui représente clairement les garçon Davies, jeunes amis de l'auteur). Cette présentation d'un parc peuplé de fées et où chaque lieu rappelle des anecdotes survenues aux enfants qui les ont rencontrées, nous fais directement rentrer dans le jeu de Barrie et de David.

Viens ensuite l'histoire de Peter, où l'on retrouve encore cet aspect de jeu, le récit étant ponctué de références à des enfants, à David et aux précisions qu'il lui donne.
« je lui demandai de se souvenir de toutes ses forces, en pressant ses tempes entre ses mains ; après s'y être appliqué consciencieusement, il se rappela sans le moindre doute de ce désir primitif de retrouver la cime des arbres » 
« C'est en tout cas ce que David m'a appris »

Cet aspect m'a particulièrement plu, surement aussi parce qu'il me rappelait des souvenirs de jeux avec des enfants qui finissaient toujours par m'en apprendre sur l'histoire que je leur inventais ^^.

L' histoire parle aussi de sa rencontre avec Maimie, dont l'aventure inspirera celle de Wendy ( on y retrouve par exemple cette « charmante maison » qui fut batie autour d'elle alors qu'elle était inconsciente )

Ce livre est une vitrine à la mythologie très poétique de Barrie; il y mêle les légendes anglaises ( la reine Mab et ses fées ) et sa propre imagination ( exemple : pour lui les hirondelles sont les enfants morts et c'est pour écouter les histoires que l'on raconte aux autres enfants qu'elles font leur nid juste au dessus des fenêtres )

J'ai toujours eu de l'admiration pour les livres-monde, celui là est particulièrement intéressant et les illustrations augmentent encore de beaucoup son charme.

Arthur Rackham a été choisi par l'auteur lui même lors de la parution de la première version en 1906.
Son travail allie à la fois la poésie enfantine ( par les fées notamment mais presque par tous les personnages ) et l'aspect sombre ( par les arbres et le décor parfois inquiétant ) de Barrie mais s'en démarque quand même par sa propre originalité.
Céline-Albin Faivre ( traductrice) parle dans sa très intéressante préface, d'une « harmonieuse discorde »

Premier coup de coeur de l'année, découvert grâce au challenge James Barrie de Woopsy Daisy

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